Le test des 3 passoires de Socrate

Il y a 2 300 ans, alors que Socrate, connu pour sa profonde sagesse, se promenait, une personne s’approcha de lui pour amorcer le dialogue. C’est alors que le philosophe lui fit passer le test des trois passoires.



- « Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ? », lui dit l’individu.

- « Un instant », lui répondit Socrate. « Avant que tu m’en dises plus, j’aimerais te faire passer le test des trois passoires ».

- « Les trois passoires ? »

- « Oui. C’est ma façon à moi d’analyser ce que j’ai à dire et ce qu’on me dit. Tu vas comprendre... La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ? »

- « Non, j’en ai simplement entendu parler. »

- « Très bien », poursuivit Socrate. « Tu ne sais donc pas si c’est la vérité. Alors passons à la deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bon ? »

- « Ah non ! Au contraire… »

- « Donc tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es pas certain qu’elles soient vraies. »

- « Euh… »

- « Pour finir, et c’est ma troisième passoire, celle de l’utilité, est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ? »

- « Utile, non, pas vraiment. »

- « Alors », conclut Socrate, « si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, à quoi bon m’en parler ? »

Si ce que tu as à dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, ne le dis pas.

Si ce qu’on a à te dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, demande simplement à ton interlocuteur que l’information qu’il souhaite te livrer ne soit pas développée. Il la gardera pour lui.

Tu limiteras ainsi le développement de rumeurs, d’« on-dit », d’aprioris, de préjugés et de médisances.

Connaissais-tu ce test ?